Console Syndrôme n°4 : Prince of Persia – Les Sables Oubliés

Publié le par Le MAS

Ma notice en noir et blanc

 Maintenant vous y êtes habitué, alors bienvenue dans ce quatrième moment de lecture en compagnie de l'équie de Console Syndrôme. Nous allons vous proposer le test de Prince of Persia : les Sables Oubliés qui n'est pas arrivé à suivre les traces de son précedesseur de 2008. Autant que le film ce jeu griffe d'un coup de dague le magnifique écusson de cette saga au combien marquante, malgré ses hauts et ses bas. Ainsi nous vous laissons voir de quoi en retourne ce titre au travers du test ci-dessous.

 

Bonne lecture.

 

 

Nous l’avons vu ensemble lundi, lors de la rétrospective de la saga, l’épisode des Sables Oubliés s’immisce entre les deux premiers chapitres de la trilogie. Avant même de débuter la critique et avant même d’avoir commencé à jouer au jeu, une première question se pose. Qu’attendre concrètement de ce titre ? Une évolution du concept ? Une révolution de la série ? Je ne suis pas contre la nouveauté, le renouvellement se révèle même être la solution pour les franchises à rallonge, mais dans ce cas, mes attentes étaient ailleurs. En effet, j’avais eu ma dose de bouleversement avec le PoP next-gen de 2008, profondément différent, ce changement de cap m’avait totalement comblé. Profitant de la sortie du film, Ubisoft décide avec les Sables Oubliés de revenir aux sources, on en reparle dans un article vendredi, mais ce postulat putassassier ne présageait rien de bon. Mes exigences étaient donc revues à la baisse, je n’attendais, au mieux, qu’un jeu s’intégrant bien dans une trilogie préalablement conclue. Pour cela le point d’orgue se devait d’être la cohérence et le plaisir nostalgique. Problème, nous sommes face à un vulgaire plagiat des jeux sortis sur PS2. Mais vous allez comprendre, faisons ensemble le tour des contrariétés et autres divagations.

 

Le scénario prend logiquement place durant les sept années où le Dahaka hante le héros. Pourtant aucunes référence n’en est faite. On suppose alors que les évènements du jeu sont antérieurs. Le Roi Shahraman envoie son plus jeune fils auprès de son ainé pour lui apprendre à diriger un royaume. Super original, Ubi a choisi le lien familial et le coup du frère sorti de “je ne sais où” pour légitimer son jeu. Bien évidemment, l’empire de Malik, le frangin, est pris d’assaut par l’armée ennemie (sans doute les Daevans ou les Indiens). Arrivant dans ce contexte houleux, le Prince a grand mal à trouver son frère. Après trois galipettes et deux roulades, il le rejoint enfin aux portes d’une prison magique qui retiendrait l’armée de Salomon. Malik explique au Prince que l’ennemi a gagné et que le seul espoir de sauver son royaume et de libérer l’armée des sables. Vous vous en doutez, c’est une très mauvaise idée, mais comme il faut bien assigner un gros méchant, ils décident de franchir le pas. Une fois le tombeau ouvert, la clé (sorte d’hexagone mystique) se sépare en deux parties, chacun des frères en gardera une moitié, ce qui les immunisera contre le pouvoir de l’armée démoniaque. En effet, la famille Princière s’est bien plantée, car l’armé libérée n’est pas celle du légendaire et valeureux roi Salomon, mais belle et bien celle qui a lutté contre lui. Dirigée par un Djinn de feu, un Ifrit nommé Ratash, la troupe de mort-vivants trouve en fait sa force dans le sable et n’aura pour seul objectif à présent que de tout détruire.

 

 

Le scénario n’est au premier abord pas si mal. Pourtant, on sent vraiment le postulat prétexte et le lien que ce titre doit représenter avec le reste de la saga est inexistant. Pire, le point remarquable de la saga, à savoir les pouvoirs du temps, sont ici traînés dans la boue et présentés de façon complètement hors propos. En effet, très rapidement dans le jeu, vous allez faire la connaissance de Razia, une autre Djinn,  mais sympa cette fois, qui va vous octroyer des capacités divines. Parmi celles-ci se trouve celle de remonter le temps (offerte sans plus d’explication). Plusieurs choses me dérangent dans l’histoire. Tout d’abord, cette dernière est emmenée par le même système de narration que d’habitude, c’est-à-dire la voix du prince elle-même en off. Néanmoins, la magie n’opère plus. Les blagues sont lourdes, pas drôles, ni naturelles et à aucun moment dans l’aventure, je ne me suis senti concerné par l’enjeu. Dans PoP 1, la trame n’était pas vraiment plus complexe, mais l’environnement l’accompagnant la rendait passionnante à suivre. De plus, le twist final, de grande qualité (euphémisme), est aussi devenu une marque de fabrique de la saga. Sans vous spoiler, celui des Sables Oubliés n’est pas réellement mauvais, il est juste absent.

 

 

Prince of Persia – Les Sables du Temps accusait comme seul réel défaut une séparation trop franche entre plate-forme et action. Cette faiblesse fut corrigée dès le second volet. Étrangement, les leçons du passé n’ont pas bien été assimilé, car de nouveau, on assiste à une distinction trop distincte. On continue avec les candidats de l’improbable : les combats. Originellement basés sur l’esquive, les duels de Prince of Persia sont ici troqués contre des batailles à grande échelle. On se retrouve presque face à un hack’n slash. C’est pas du Dynasty Warrior, mais il sera rare de se battre contre moins de 10 ennemis en même temps, et le nombre d’opposants pourra aisément augmenter jusqu’à 50. Pour couronner le tout, le gameplay a, lui, conservé ses origines. On se retrouve avec une nouvelle orientation, mais sans le système adapté. Seule originalité : quatre pouvoirs élémentaires à débloquer dans un sphérier, grâce à l’expérience accumulée. Cependant, ces sorts magiques sont inutiles (hormis peut être le bouclier) et absolument pas spectaculaires. En plus de décevoir, les joutes se révèlent donc assez pauvres en intérêt et peu distrayantes.

 

 

C’est désopilant, mais même l’aspect graphique est en deçà de la trilogie sur Playstation 2. Naturellement, j’exagère. Je dénonce plus la direction artistique, mais il faut quand même noter que techniquement, le jeu est à la rue. Il fait tout juste concurrence aux jeux de première génération Xbox 360 et PS3. Mais revenons à l’esthétique. Si l’ambiance des Mille et Une Nuit est respectée, les environnements traversés sont similaires aux chapitres précédent. Ne vous attendez pas à découvrir des paysages originaux ou plus simplement inconnus. Par contre, la vieille face du Prince va, elle, vous frapper violemment. Ce nouveau look entre directement au panthéon des meilleures têtes de con du jeu vidéo (aux côtés du héros de Bionic Commando et celui de Nier).

 

 

Dans ce méandre de médiocrité, y a-t-il encore quelque chose à sauver ? On va dire oui. Sans être sensationnelles, les phases de plate-forme pures proposent un challenge plaisant. Au fur et à mesure du jeu, le Prince va accumuler quatre pouvoirs qui vont n’avoir d’intérêt que lors des séquences d’acrobatie. Vous connaissez le pouvoir du temps, qui pourra corriger les petites erreurs, et vous avez sans aucun doute entendu parler de celui de figer l’eau. Ainsi, un jet de fontaine deviendra solide et pourra être utilisé comme un pilier. Deux autres pouvoirs viendront agrémenter ce panel. Ce qui est intéressant, c’est l’aspect temporaire de ces pouvoirs. De ce fait, pour réussir une séquence de plate-forme, il sera essentiel de jongler entre tous ces attributs. Jamais insurmontable, ces moments sont malgré tout un peu corsé pour le public adolescent, fan du film, que ce titre vise.

 


Tout dans ce jeu fait assurément écho à la trilogie qui l’inspire. Malheureusement rien ne la surpasse. Si les mêmes ficelles sont tirées, le geste est réalisé avec une trop grande maladresse. Sans dire que le jeu est une infamie sans nom, un sentiment de vide s’est incrusté à la fête. Si l’affect que j’entretiens avec la série des Sables du Temps est si fort, c’est que l’ensemble des trois jeux forment une harmonie parfaite, bourrée de détails révélant la virtuosité des créateurs. Chaque features étaient ingénieuses et cachait quelque chose de génial. Dans les Sables Oubliés, c’est l’inverse. Plus on avance dans l’aventure, plus la médiocrité s’accentue. Je m’y attendais. Je suis certes déçu, mais personnellement je vais oublier ce chapitre pour ne garder en mémoire que l’image parfaite de la trilogie que j’aime tant. On parlait de quoi là déjà ?

Publié dans Divers

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schtroumpf grognon 15/06/2010 00:13


C'est vrai que le test est un peu succin sur certains détails mais pour une pâle copie de la trilogie des sables du temps, fallait pas forcément plus. Le ton est donné : il a tout pour lui mais n'a
pas la fraîcheur de l'époque. Dommage, je le tâterai certainement à petits prix.
Il paraît que l'épisode Wii est, par-contre, bien plus inspiré!


PsEuDoLeSs 29/05/2010 21:48


Un titre qui convient parfaitement à cet épisode qui tente de flirter avec la trilogie des sables du temps ... à oublier ...


... 29/05/2010 20:14


désolé encore du mot "merde" j'y vais voir mais tu as parfaitement résumé le fond de ma pensé pierre_2112


pierre_2112 29/05/2010 17:26


Tout à fait d'accord avec toi, euh, auteur du commentaire précédent :p
Le texte est mal écrit, vraiment lourd et chiant à lire. Rien à voir avec le moggy aspi show, avec lequel on ne s'ennuie jamais :) L'auteur est un vieux blasé de l'ancienne trilogie qui, il est
vrai, était excellente mais c'est pas une raison ! Il survole tous les sujets avec pour seul argument "c'était mieux avant", décevant...


... 29/05/2010 14:28


vraiment dommage que le moggy aspi show soit en partenariat avec ce site de merde