Console Syndrôme n°5 : Split/Second Velocity

Publié le par Le MAS

Ma notice en noir et blanc

Split second

 

  Moteur... Cinquième avec l'équipe de Console Syndrôme. Et action!! Avec Split/Second Velocity qui n'est d'autre que le concurrent de Blur dans le domaine du jeu de course arcade. Un titre où jouer avec le décor rime avec fourberie de tous les instants. Un véritable moment de stress et de bonheur que vous allez pouvoir lire ci-dessous.

 

  Bonne lecture.

 

  Après deux Moto GP et un ATV, le studio Black Rock est sorti de l’ombre en 2008 grâce à un titre détonnant nommé Pure. Édité par Disney Interactive, ce jeu de quad fut un succès unanime. Ce studio anglais a atteint le statut de génie en transformant en or un postulat des plus communs. Le résultat se révéla être une vraie pépite, du bonheur en barre, qui marqua l’ensemble des joueurs. Depuis mars 2009, on sait que le duo gagnant, Disney/Black Rock, prépare quelque chose dans la veine de Burnout. Une occasion pour eux de démontrer au monde qu’il n’y a pas de hasard et qu’avec une idée simple, on peut pousser très loin l’originalité.

 

Split/Second Velocity est donc un jeu de course de type arcade. Sur fond de télé réalité, vous devrez concourir au volant de voitures basiques, sans missiles, ni nitro. C’est en effet le circuit qui sera votre arme, mais nous y reviendrons plus tard. Un tour de piste suffira pour remarquer que, même si nous sommes face à un jeu d’arcade, la conduite procure de vraies sensations. Sans pour autant aborder des fondamentaux de la simulation, je serais presque tenté de parler de transferts de masses. Bien évidemment, les dérapages sont volontairement abusés, mais le poids de la voiture se fait bien sentir. On est loin des caisses à savon de Ridger Racer, qui, en un coup de volant, partent en travers sur des distances inconsidérées. Dans Split/Second, les freinages sont incisifs et les bolides collent au bitume. De plus, l’effet de vitesse est saisissant et très similaire à celui de Need for Speed Shift. La caméra est dynamique et retranscrit à merveille la violence des accélérations, des freinages et des explosions. Car oui, il y des explosions, et pas des moindres. A l’instar de Blur, où vous êtes équipés de missiles et autres bombes, dans Split/Second, votre principal atout sera le décor. Et plus précisément votre pouvoir d’interaction avec celui-ci. En effet, derrière votre voiture, une jauge scindée en trois zones est matérialisée. Pour remplir cette dernière, il vous faudra mettre vos talents de pilote en exergue, en dérapant à tout va, en frôlant vos adversaires ou en évitant avec brio les attaques ennemis. Ceci fait, la capacité de tyranniser vos concurrents sera ouverte.

 

      

 

Avec une barre d’énergie, vous pourrez déclencher quasiment partout sur le circuit, une attaque de zone pouvant défoncer plusieurs voitures. Un bus qui explose, une bombe lâchée par un hélicoptère ou un toit qui s’effondre, la liste est longue et saura toujours vous étonner. Mais attention, il faut bien savoir les utiliser, car vous pouvez être victime de votre propre agression. Si vous êtes un peu plus patient, il vous sera possible d’accumuler assez de points pour combler trois barres d’énergie, et là mes amis, c’est juste exceptionnel. Ces actions vont vous retourner ! Donner des exemples, serait gâcher la surprise que vous pourriez ressentir en subissant de plein fouet les déluges pyrotechniques de ces attaques. Sublimes et étonnantes, ces dernières peuvent non seulement mettre hors-circuit (temporairement) un grand nombre de vos adversaires, mais aussi changer complètement la topographie du circuit. Ainsi, un pan du tracé peut sauter et faire place à un sous-terrain totalement inédit. Des surprises de ce genre, chaque circuit en recèle au moins trois, ce qui garantit une bonne dose de sensations fortes. Mais quand c’est bon, on en veut toujours plus et Split/Second n’en propose définitivement pas assez. En tout est pour tout, le titre propose douze thèmes, c’est peu, trop peu, pour étancher notre plaisir si hautement stimulé par le reste du jeu. Un port, un canal, une usine, un aéroport, tous les environnements proposent plus ou moins la même ambiance. Ce tout homogène se diversifie un peu en déclinant chaque univers sur plusieurs tracés, mais l’ensemble devient un poil lassant. Même si on imagine aisément la complexité de concevoir, pour chaque mettre carré de circuit, une attaque originale, j’ai presque envie de dire qu’en tant que joueur, on s’en moque. Les consommateurs que nous sommes, exigeons le meilleur, en omettant totalement les considérations techniques. J’ai grande peine à taper sur ce jeu, j’aurais voulu qu’il soit parfait, mais c’est un fait, la redondance pointe le bout de son nez un peu rapidement. Non pas à cause du système de jeu, mais parce que le nombre d’univers est trop famélique.

 

      

 

Après cette présentation un peu convenu propre à chaque test, je voudrais à présent mettre l’accent sur le plaisir qu’offre ce titre. En plus de graphismes sublimes, Split/Second vous comblera par sa grande générosité et son souci du détail. Ce que nous propose Black Rock ici, c’est du fun, mais avec les formes. Les bonnes idées pleuvent, les défis du mode principal par exemple, sauront rythmer avec succès vos parties solitaires. Alors oui, les univers sont un peu identiques, mais jusqu’à la dernière seconde les explosions et autres attaques de niveau trois feront pencher votre balance émotionnelle vers la joie. On ne peut avoir qu’un sourire niais collé au visage en jouant à Split/Second, tant les scènes d’anthologie se succèdent avec maestria. Les courses sont passionnantes et toujours très serrées, les victoires ne seront pas acquises avant la ligne d’arrivée. La seule frustration qui pourrait survenir, se manifeste par l’absence de nitro. On aurait apprécié pouvoir troquer une barre d’énergie contre un turbo, mais l’équipe de développement a aussi voulu miser sur la conduite comme facteur de victoire. Le pilotage est quand même assez exigent sur certains bolides et un excès de zèle pourra faire partir en tête à queue les plus fougueux.

 

On vient de le voir, Split/Second c’est du cent pour cent plaisir de jeu. Et par dessus le marché, il est techniquement sublime. La sensation de vitesse est au rendez-vous et les diverses explosions seront prête à faire imploser votre écran. A plusieurs reprises, je me suis surpris à penser : “non quand même, il vont pas faire péter ça ?”, et bien si !  Le résultat final se révèle être un grand succès et même si le jeu tombe dans le piège pressenti de la redite, ce titre devrait sans mal graver son nom dans le genre.

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