Console Syndrôme n°8 : L’export des licences japonaises

Publié le par Le MAS

Ma notice en noir et blanc

 

  Et voilà le chiffre 8, comme 8e de finale ou 8e rendez-vous Console Syndrôme. Point de test cette fois-ci mais un sujet qui va porter à réflexion au sujet d'un phénomène actuel. Il concerne la nouvelle tendance des licences japonaises à passer dans le moule occidental, mettant à contribution les développeurs des contrées de l'ouest. L'article ci-dessous pose les bases de la réflexion.  Il ne manque plus que la réaction!

Bonne lecture.

Nous avons tous pris connaissance des difficultés rencontrées par les développeurs japonais depuis l’avènement des consoles next-gen PS3 et Xbox 360 (qu’il serait grand temps de nommer current-gen). Les raisons sont multiples, et aussi bien d’ordre fonctionnel (nécessité de mettre en place de grandes équipes, avec un encadrement adapté), financier (les budgets ont explosé et seuls les plus gros peuvent y faire face), que culturel (la documentation d’un moteur comme l’Unreal Engine III est en anglais, langue que ne maitrise absolument pas une grande majorité de japonais). Les conséquences ne se sont pas fait attendre : de plus en plus d’éditeurs nippons ont choisi de confier le développement de leurs jeux à des studios occidentaux externes. Doit-on craindre cet état de fait ?

Les exemples ont pullulé ces dernières années. Silent Hill Homecoming et le futur volet next-gen, Front Mission Evolved, Dead Rising 2, Vandal Hearts, Rocket Knight, Bionic Commando, Dark Void, le projet avorté Final Fantasy Fortess, la rumeur Devil May Cry 5, Castlevania Lords of Shadow ou encore des titres SEGA tels SEGA and Sonic All Stars Racing ou Virtua Tennis, la liste est encore longue. Que ce soit pour la création de nouvelle IP (une nouvelle licence) ou le développement de suites de sagas déjà établies, la tendance fait rage. Le but est de proposer un concept japonais allié au talent technique occidental. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte (les occidentaux ont produit les titres les plus aboutis techniquement sur cette génération de machines, exception faite de Finale Fantasy XIII). Du moins le pense-t-on au premier abord. En tout cas, voici un véritable exemple du phénomène de la mondialisation appliqué au jeu vidéo.

Pourtant, le constat est assez mitigé. Peu de ces titres ont su réellement convaincre. La nouvelle solution prônée par Capcom, après l’échec de Bionic Commando et Dark Void, consisterai à confier aux studios étrangers la gestion d’une licence déjà implantée auprès du public, à la direction artistique fixée. On risque donc d’éviter les têtes d’ahuris de héros, comme celles vues dans les deux Capcom précédemment cités (et pourtant, j’ai beaucoup apprécié Bionic Commando). Le risque serait tout de même de voir l’identité japonaise se diluer dans ce mode de fonctionnement et donc de risquer la disparition de ce pan de la culture vidéoludique. Car même si les nippons connaissent quelques difficultés à faire évoluer le game design de leur production, leur patte artistique reste encore incomparable. Bien sûr, quelques irréductibles persistent et signent, en ne lâchant rien et ne faisant aucune concession. Nintendo poursuit son développement à Kyoto et des sociétés comme Grasshoper de Suda 51 (Killer7, No More Heroes) se posent comme garant d’un certain esprit « à la japonaise ». Tirer la production vers le haut est un souhait louable, mais il serait regrettable d’avoir affaire dans le futur à des titres trop uniformes, faisant fi des différences culturelles des développeurs.

Publié dans reportage

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Xaoras 01/07/2010 11:25


Un article très intéressant et qui nous rappelle que le japon à beaucoup donné aux jeux vidéos. Il faudrait que ceux-ci tournent la page et commencent à se reprendre en main sérieusement pour nous
pondre des chef d'œuvre comme auparavant, autant sur le point technique que gamedesign ou autre. FFXIII par exemple au niveau technique est magistral et contient un système de combat magique.
Résident Evil 5 bien que devenus bourrin est également un pur chef d'oeuvre technique aussi. Ils en sont bien capable, le problème étant surtout et sûrement le budget. Square-Enix et Capcom peuvent
ce permettre de faire des jeux a gros budget que d'autres petits studios nippon ne peuvent pas. Je pense que certains studios japonais devraient alors ce mettre sur d'autres support comme la DS et
la PSP pour faire des bénéfices et pouvoir avoir assez de budget pour pondre un jeu console par la suite.


baalst 28/06/2010 23:47


c'est un belle article heuresement qu'il y a les license japonnaise en europe étant un grand fan de rpg
sans les rpg japonnais je n'aurais jamais acheté de console portable ou de salon,fan de capcom (Resident evil,devil may cry etc..),de sega(resonance of fate,sonic etc..)