CS n°16 : Test Dragon Quest IX

Publié le par Le MAS

 

CS16

Suite à une semaine vide (vacances faisant), nous reprendrons une activité plus prolifique  après ce nouvel article de Console Syndrôme. Nous vous proposons le test du neuvième épisode de la longue saga Dragon Quest, qui se plaît de plus en plus sur la Nintendo DS. Une nouvelle fois nous retrouvons toutes les recettes qui font toute l'identité de la saga. Simplicité et addiction sont les maîtres mots de ce Rpg qui propose un mode en ligne des plus intéressants. Enfin nous vous laissons découvrir en détail les raisons de cette réussite. 

Bonne lecture.

Silent Hill SM

 

Jouer à Dragon Quest IX en 2010 s’apparente à un retour aux sources du RPG japonais. Si les expérimentations en tout genre ou les dérives scénaristico-culcul vous ont gonflé, vous savez qu’il reste toujours un éden inviolé où le RPG se joue encore comme avant : combat au tour par tour, évolution du personnage millimétrée, ambiance enchanteresse et musique divine. Pourtant, il serait injuste de faire à ce DraQue IX un procès pour immobilisme. Par bien des aspects, il démontre qu’il a su s’adapter à l’air du temps. Déjà sa réalisation éblouie sur Nintendo DS et dévoile une 3D de bonne facture, très colorée, qui évoque les jeux de rôle cultes de la PSOne et de la Super Nintendo. Quant à l’ambiance…

 

Si vous nous lisez depuis longtemps, vous savez certainement que je suis loin d’être un expert en RPG. Pourtant, Dragon Quest IX m’a conquis. Dans sa prise en main déjà, de menus détails font la différence. Les maniabilités à la croix ou au stylet sont parfaites, le personnage court de base, des icônes renseignent sur les PNJ bavards ou prompts à vous confier une mission et la navigation dans les menus se fait de manière simple, même si leur aspect un peu austère pourra en rebuter certains. Mais au cœur de l’addiction pour ce jeu, on retrouve cette ambiance si particulière. Après avoir créé votre héros de toute pièce (avec un éditeur hélas un peu limité), l’aventure débute. Vous êtes un ange, chargé de veiller sur un village. En rendant les gens heureux, vous récoltez de la bienveillessence, seul moyen d’alimenter l’arbre sacré de votre sanctuaire. La légende raconte qu’une fois suffisamment de bienveillessence récoltée, l’arbre donnera des fruits et permettra aux anges de retourner près du Seigneur. Pourtant, au lieu de ça, une catastrophe s’abat sur le sanctuaire et vous renvoi sur Terre, votre auréole et vos ailes en moins. Vous comprenez très vite que cet événement a provoqué des remous dans toutes les villes et villages alentours et vous décidez donc d’aider les habitants pour, peut-être, avoir l’opportunité de regagner vos pouvoirs et remonter dans les cieux.

 

 

Si le pitch est plutôt classique, le reste est du même acabit. Ne vous attendez pas à des rebondissements tous les coins de rue, à l’apparition de personnages ultra-charismatiques ou autre. Non, ici le rythme reste pépère, on prend le temps de flâner et chaque quête constitue en fait une petite histoire indépendante. Si l’alternance village / donjon / boss reste un peu flagrante, il est plaisant d’avoir à suivre un scénario classique, mais bien illustré. Les scénettes dévoilent même un contenu souvent riche en émotions, touchant, mais qui sait rester simple et concis. Si l’humour, une marque de fabrique de la série Dragon Quest, est toujours présent, notamment grâce à l’adaptation géniale, on s’étonne d’assister à des tranches de vie pas toujours très gaies, où la conclusion ne sera pas forcément celle attendue.

 

 

Niveau système de jeu, la constat est parfait. Que vous soyez un hardcore fan de RPG ou un débutant, vous pourrez y trouver votre compte. L’aventure n’est pas forcément ultra difficile, sauf si vous évitez tous les combats, et la progression se fait naturellement. Détail important : il vous faut recruter vous-mêmes vos compagnons pour partir à l’aventure. En effet, si le cœur vous en dit, l’intégralité du jeu peut être parcouru seul. Certains boss vous rappelleront pourtant à l’ordre et vous aurez vite fait de retourner à la taverne chercher du renfort. Vos compagnons n’ont donc aucune personnalité, ni incidence dans l’histoire. A vous d’en créer un de toute pièce ou de choisir parmi le panel pré-selectionné. La classe du personnage sera le seul élément réellement important à prendre en compte et les archétypes du genre sont bien présents (magicien, guerrier, mage, etc.). Dès lors vous pouvez partir à l’aventure sans vraiment vous soucier d’autre chose. Les adeptes de bidouillage en tout genre pourront eux décider de changer la classe de leur personnage après plusieurs heures de jeux ou de partir à la recherche des différentes quêtes, dispersées de par le monde. Bien entendu, vous pouvez choisir de recruter vos amis (en réseau local uniquement, dommage quand on sait combien il est difficile de réunir 4 amis, 4 DS et 4 jeux dans une même pièce) afin de venir à bout du contenu colossal de ce DraQue. Et qu’on se le dise, la fin du jeu ne marque en fait que le début de l’aventure.

 

 

Doté d’un système de jeu impeccable et d’un emballage de haut vol, Dragon Quest IX s’impose grâce à son ambiance. Si certains crieront au jeu naïf, où il ne se passe pas grand chose, les autres seront ravis de retrouver un RPG qui ne se prend pas la tête avec un tas de fioriture inutiles. Pourtant, le scénario touche souvent juste et sait provoquer des montées d’émotion, preuve que simplicité et efficacité ne sont pas incompatibles. Une fois l’aventure débutée, il devient dur de s’arrêter, d’autant que la durée de vie est proprement colossale (le mode multi en rajoutant encore une couche). En bref, un titre indispensable pour tous les amoureux du RPG.

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hotaru_chan 03/09/2010 18:48


Erffff, les 2/3 de mon commentaire ont été effacé >< . La flemme de réécrire .


le_relou 03/09/2010 16:32


alors oui toutes les éloges à propos de ce jeu sont vraies, mais hélas elles seraient géniales si nous etions sur super nintendo en 1995, mais là on est en 2010 sur ds.
les graphismes ne font pas tous je sais, mais faut arrêtez de se foutre de la gueule du monde.
quand on vois suikoden, ou kingdom heart, ce DQ semble d'un autre age.
l'interface minimaliste au possible digne d'une super nes.
pour l'histoire, on derait un ressucé de dragon ball, avec les 7 boule de ... heu les 7 fruit en or. j'aime toriyama, mais faut pas deconner.c'est toujours la meme trame dans chaque endroit : on
arrive on parle à tout le monde ( 8 personnes -_-) des fruits > quelqu'un l'a mangé > on le trouve > il se transforme en montre > on le tue ; et cela 7 fois !
les lieux : que ce soit un village paumé, un ecole (paumée aussi) une ville, ou que sais-je, t'as 8 personne max dedans, avec 85% avec le meme skin.
les boss sont tous sortit d'un chapeau, on arrive devant on sais pas qui sait, d'où il viennent.
les rebondissement sont rares, et limites on s'en doute depuis le début.

le leveling est d'un autre age, j'ai autre chose à foutre que de bash des mob en boucle, surtout si c'est pour redevenir lvl 1 quand je me spé autre chose.

heureusement que le systeme de combat est sympa, malgré le fait qu'il soit en slowmotion ... et que les mages ne servent à rien, tu prends 3 bourrin + un heal et tu owned le boss de fin afk
youporn.

les quêtes style mmo sont relou, surtout quand t'es pas dans un mmo, un droprate dans un rpg, fallait oser ! le système de l'archimarmite aurait etait utile si les compos était pas si chiante à
obtenir, pour du stuff qui finalement de vaut rien, tu finis le jeu avec le stuff marchand...( cher il est vrai, mais vu la thune que t'as aprés tes 5000 combat pour up, pas de soucis)

on ne peux pas s'attacher aux personnage sans âme, tous muet, et malgré la variété du stuff,assez clone.

le game + est anecdotique.

mais le pire c'est que finalement j'ai passer un bon moment sur ce DQ IX, mais de là à en faire un must...

le multi ne sert à rien, mais bon, c'est surtout que une fois fini 1 fois j'ai pas personnellement envie d'y rejouer

chrono trigger m'avais déjà déçu, mais là ...

la nostalgie oui, le foutage de gueule, non !

c'est le_relou ! à vous les studios !


hotaru_chan 29/08/2010 01:03


DQIX, je n'en entends que de bonnes critiques autour de moi. Le jeu a l'air tout mimi et intéressant mais le seul problème c'est qu'il sur ds. J'ai jamais été fan de jeu sur ds, j'essaye de les
éviter comme je peux (d'ailleurs ma collection n'atteint même pas la dizaine de jeux). La maniabilité avec le stylet est surtout très chiante la plupart du temps (le pbm ne vient pas des jeux mais
du système de la ds en elle-même, moi j'suis encore vieux jeu, j'aime les bons vieux boutons et touches qui eux ne nous trahissent jamais) surtout pour des jeux du style RPG. Enfin apparemment on
peut utiliser les touches directionnelles dans DQIX, ça c'est tant mieux parce moi et le stylet on fait pas bon ménage (d'ailleurs j'en ai plus, je les ai tous paumé comme un gogole, du coup je
joue ac un criterium, j'ai honte >