CS n°22 : Test DeathSpank

Publié le par Le MAS

 

CS 20

Après la victoire de l'équipe de France contre la (très puissante) Roumanie, nous allons retrouver une autre équipe : celle de Console Syndrôme. Au menu de cette vingt deuxième session nous vous proposons un délicat test de DeathSpank, un DLC aux petits oignons sorti cet été. Il fait parti de cette vague des jeux téléchargables à l'addiction forte et au label "soft original". Une dose d'humour et de barbarie qui vous est conté avec une poésie telle que vous ne pourrez pas décrocher votre regard si facilement. 

Bonne lecture.

Portable

 

Greeetings Dear Lecteurs ! Je suis Cartapouille, Dispenseur de critiques, Vainqueur des concours de boisson rédactionnelles et Héros des Opilants. Si je n’arpente pas encore les vallées belges tout de mauve vêtu pour coller des fessés à qui de droit, je dois dire que l’idée m’enchante. Et ce grâce à ce fourbe de Deathspank, petit hack’n slash sans grande prétention mis à part celle, immense, de nous faire rire. Et il est à la hauteur de ses aspirations.

Plus que le gameplay, ce sont les dialogues que l’on retient. Car le gameplay est volontairement simpliste, on avance, on tape et on ramasse des trucs. Sur quoi on tape ? Je vous avoue je ne m’en souviens pas, et ce n’est pas Arnaud, mon compagnon d’infortune qui incarnait le personnage de « Moche » (vous comprendrez quand vous verrez) pendant ce test, qui peut vous aider. Car les ennemis sont très nombreux, petits et meurent a grand renfort d’effets pyrotechniques qui rendent difficile la visibilité. Mais c’est tant mieux, on se défoule comme un fou-fou et après un massacre on passe au suivant. Puis à un autre, et entre deux massacres on grille des poulets.

 

Ce gameplay simpliste est servi par des graphismes du même acabit. Si les modèles des monstres sont en 3D, les arbres et autres éléments du décor sont eux en 2D, et le tout est très coloré. Cet aspect cartoon est bien entendu super agréable à l’œil et colle parfaitement au style « cool, on se détends on joue à un jeux vidéo ». Et cela permet aussi d’afficher des dizaines de victimes à l’écran sans trop de ralentissements (ils surviennent parfois, lors des grosses batailles).

 

 

 

Comme dans tout Hack’n slash, votre perso prend des niveaux et loot tout plein d’objets. Les niveaux sont surtout décoratifs car vous n’avez pas de point à attribuer, juste un tout petit bonus à choisir. Mais ce n’est pas important. La quantité d’objets par contre est bluffante pour un jeu XBLA, a tel point que vous devrez passer de longues minutes à gérer votre inventaire, pas super ergonomique. J’avoue ne pas avoir utilisé la moitié des objets avant la fin du jeu. La durée de vie est d’ailleurs tout aussi impressionante que le matos, vous en aurez pour une dizaine d’heure en complétant quelques quêtes secondaires. Tout comme je vous conseil de vous munir d’un acolyte rigolard pour traverser l’aventure à deux. Rares sont les jeux à proposer un mode coop offline, alors profitons-en ! Cela dit pouvoir faire évoluer le deuxième perso aurait été agréable.

 

Maintenant le cœur du jeu : pourquoi qu’on se bidonne ? Grâce en premier lieu a un doublage général de haute facture. Les acteurs sont crédibles et les dialogues déclamés avec un naturel saisissant. Bien entendu Deathspank remporte la palme pour sa voix bouillante d’héroïsme viril et imbécile. Ces voix servent des dialogues complètement déjantés, avec comme point d’orgue l’orpheline exigeante et la vache philosophe. A choix multiples, je doute que les réponses aient une quelconque influence sur le jeu, mais juste pour balancer un « Just get in the bag, futur criminal » en sauvant un orphelin, on est heureux d’avoir le choix. Et si les quêtes dans l’ensemble sont classiques (récolter des trucs en tuant des machins), ces trucs et ces machins ont le mérite d’être originaux : utiliser un marteau à crotte pour arracher des excréments de démons afin de faire pousser des légumes géants, ou encore abattre la cloche de curés agressifs qui fait rien qu’a ennuyer les riches qui veulent d’installer dans le champ voisin etc. Parfois cela dit on vous demandera d’utiliser vos méninges pour résoudre des énigmes. Simples dans la forme, il faut avouer qu’elles ne sont pas faciles à résoudre car elles appellent des mécanismes de jeu qu’on ne soupçonne pas (du genre « merde, on peut vraiment faire ça ? »). Mais heureusement vous pouvez débloquer des indices. Attention cependant à bien maitriser la langue des ennemis de Jeanne car le jeu est entièrement en anglais, sans un pet de français pour raviver la flamme de l’identité nationale. Cela dit ça se comprend facilement.

 

 

Alors oui, Deathspank est une fessée de la mort. Inattendu, incroyablement riche et drôle, il est un de ces petits bijoux du XBLA qui occupent vos soirées. La suite est déjà sortie, j’en ferais un test dès que j’aurais les moyens de me le procurer, à moins que vous envoyiez tous un mail à Crsosoft pour m’en fournir une copie gratuite immédiatement (ou alors tentez pour en obtenir une vous-même, ce qui serait plus malin). Mon banquier vous remercie.

Publié dans reportage

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